En France, l’analyse de l’utilisation des eaux marines menée dans le cadre de la mise en œuvre de la directive-cadre « stratégie pour le milieu marin » repose sur une description de 23 secteurs d’activité :
action de l’État en mer ; activité câblière ; activités de baignade et de fréquentation des plages ; activités parapétrolières et paragazières offshore ; agriculture ; aquaculture ; artificialisation des littoraux ; commercialisation et transformation des produits de la mer ; construction navale ; défense ; extraction de granulats marins ; formation maritime ; industrie ; navigation de plaisance et sports nautiques ; pêche de loisir ; pêche professionnelle ; production d’électricité ; protection de l’environnement littoral et marin ; recherche publique ; services financiers maritimes ; tourisme littoral ; transport maritime et ports ; travaux publics maritimes.
Pour chaque secteur, l’analyse s’intéresse en priorité, en fonction des données disponibles à l’échelle nationale et des façades maritimes : au nombre d’emplois, au chiffre d’affaires et à la valeur ajoutée. Des indicateurs et des analyses complémentaires (tendances d’évolution, relations d’impact et/ou de dépendance avec le milieu marin, contexte réglementaire et politiques publiques qui encadrent l’activité en lien avec les enjeux environnementaux...) sont également produits.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la DCSMM, cette analyse est utile pour plusieurs raisons. Elle permet de décrire les secteurs d’activité qui génèrent des pressions sur le milieu marin, apportant des éléments d’interprétation à la non-atteinte du bon état écologique des eaux marines. Elle permet également de donner des axes de priorités pour la définition des objectifs environnementaux et des mesures associées, en identifiant les activités génératrices de pressions à cibler pour favoriser l’atteinte du bon état écologique.
Exemples d'activités maritimes et littorales
Résultats
En 2019 en France métropolitaine, l’économie maritime génère une valeur ajoutée de 33 milliards d’euros, soit 1,4% du PIB français, et environ 365 000 emplois, soit 1,2% de la population active.
L’économie maritime recouvre ici l’ensemble des secteurs marchands (ce qui exclue l’activité de baignade et de fréquentation des plages) et directement en lien avec le milieu marin et ses ressources (ce qui excluent l’agriculture et l’industrie). L’artificialisation est également exclue car sous-jacente à d’autres secteurs d’activité (travaux publics maritimes, ports, tourisme...
Interactions entre les activités et le milieu marin
Les interactions entre ces secteurs d’activités et le milieu marin sont multiples. En particulier, les activités peuvent générer des pressions sur le milieu marin (modification du milieu, pollutions, surexploitation, changement climatique, espèces non-indigènes…) et conduire à des impacts sur les espèces et habitats.
La matrice suivante rend compte de ces interactions pour les principales activités analysées.
Ne sont considérés ici que les secteurs d’activités qui génèrent des impacts significatifs sur le milieu marin (ce qui exclut l’action de l’État en mer, la formation maritime, la protection de l’environnement littoral et marin, la recherche publique, les services financiers maritimes, la commercialisation et la transformation des produits de la mer). Elle exclut également les activités parapétrolières et paragazières offshore qui se déroulent en dehors des eaux françaises.
Pour en savoir plus
L'analyse économique et sociale est construite sur la base de livrables scientifiques et techniques rédigées par l’UMR AMURE et le Cerema et sont disponibles ici :
– Accès aux documents scientifiques et techniques relatifs à l’analyse des activités du cycle 1 de la DCSMM (2012-2018)
– Accès aux documents scientifiques et techniques relatifs à l’analyse des activités du cycle 2 de la DCSMM (2018-2024)
– Accès aux documents scientifiques et techniques relatifs à l’analyse des activités du cycle 3 de la DCSMM (2024-2030)